à l'automne 2010 même s'il avait eu d'autres offres intéressantes. Sans
doute attiré par la température qu'il qualifie d'idéale, il choisit de
s'aligner pour les Giants qui évoluent dans la CVC (Central Valley
Conference) de la Junior College League.
«La Californie, dit-il, c'est génial. La température est parfaite, on
est dehors à longueur d'année.! Je suis proche des grandes villes
telles Los Angeles, San Francisco et Las Vegas, c'est vraiment une
belle expérience de vie. Le baseball à longueur d'année, c'est aussi
intéressant surtout que je peux continuer d'étudier en pratiquant mon
sport préféré».
.
C'est à l'automne qu'a débuté son entraînement où il pratiquait à tous les après-midi
en semaine et jouait un match hors-concours la fin de semaine avec son
équipe, et ce, jusqu'en décembre. De plus, il faisait du «gym» du lundi au
jeudi le matin à 7h00. Tandis qu'après les Fêtes, avant que l'école
ne recommence, il faisait du «gym» et du cardio le matin, suivi d'un diner
d'équipe et de pratique l'après-midi du lundi au vendredi pendant 3
semaines, ce fut très intensif! L'entraîneur amenait les joueurs à divers endroits
pour faire du cardio comme courrir en montagne, jouer du «paint ball» et
faire d'autres activités agréables mais efficaces comme exercice cardiovasculaires.
Finalement, leur «vraie» saison débuta à la mi-février 2011. Elle se répartissait de
la façon suivante: pratiques les lundis, mercredis, vendredis en après midi
tandis que les matchs se disputaient les mardis, jeudis et samedis. Les lundis
et mercredis avant-midi étaient réservés au gym dès 7h00. «Si nos notes, dit-il,
étaient en bas de 3.0 GPA, nous devions aller au «study hall» 3h00
de plus par semaine. Heureusement que j'avais obtenu 4.0, ce qui m'exemptait de ces
heures d'études supplémentaires.»
Si on parlait d'adaptation. Sur le plan
scolaire, ayant fréquenté le cégep anglophone St-Lawrence à Québec, son adaptation n'a pas été trop dur. Coté baseball,
c'est différent, les entraîneurs exigent beaucoup d'eux...c'est très très
compétitif. Mais Didier dit s'être adapté assez vite à la dynamique. Le plus dur
fut de s'habituer à vivre continuellement en anglais, de cotôyer des amis
qui ne parlent que l'anglais, en somme de l'anglais partout!
Un autre aspect que Didier a trouvé un peu difficile fut d'être loin de sa famille et de
ses amis, puisqu'il se dit très
proche de sa famille et de ses amis.
Sur le plan baseball, le grand lanceur de
St-Étienne-de-Lauzon ne se considère pas comme un excellent lanceur, mais on
lui reconnait un bon potentiel et il semble sur la bonne voie pour le
développer. Il évalue ses performances avec les Giants du College
californien comme moyennes avouant qu'il pourrait faire mieux. Jugeant sa
1re année aux États-Unis comme une année de progression, il pense que l'an
prochain sera une meilleure année de compétition, lui permettant de
transférer dans une université d'un meilleur calibre, espère-t-il. Toutefois, Didier
n'abandonnera pas son équipe qui terminera la saison en 1re ou 2e position,
lui ouvrant ainsi la porte aux séries de fin de saison.
À la question à savoir s'il était satisfait de son utilisation, Didier avoue
qu'il préférerait être utilisé plus souvent, mais il se dit prêt à accepter
mon rôle dans l'équipe et à travailler fort pour améliorer son sort d'autant
plus que son entraîneur l'aime bien, dit-il, et semble avoir confiance en
lui.
De continuer l'athlète de 6'5'', «J'ai grandi (en maturité et non en taille)
beaucoup en une année, je n'ai jamais été vraiment sérieux coté école
et baseball, mais cela a changé d'avec mon année passée ici au Collège
américain. Je considère ne m'être jamais préparé autant
pour une belle saison de balle ... avec les Diamants...ça c'est
sûr parce que j'ai eu vraiment beaucoup de volume».
Finalement, Didier pense bien revenir pour une deuxième année en Californie
d'autant qu'il en sera à sa deuxième année dans l'équipe, ce qui devrait lui
permettre d'être encore plus intégré à l'équipe et ainsi prendre une plus
grande part au succès du club et, sur le plan personnel; connaître une
meilleur année du côté de son développement personnel et de ses performances
au baseball.
André Roy