Avril
2011
Geneviève : une joueuse de balle-molle studieuse à Hartford
(a fréquenté le programme Sport-Études
Baseball Cardinal-Roy/Pointe-Lévy de 2006 à 2010)
Août
2010 fut un moment important pour Geneviève puisqu'elle débutait ses études
universitaires aux États-Unis en plus de commencer une carrière comme
joueuse de balle molle (softball) au sein de l'équipe de l'Université de
Hartford au Connecticut. Comme étudiante, Geneviève a entamé un double bac
en psychologie et en communications.
Rappelons que cette jeune «baseballeure» résidente de Québec, qui fut la 1re
fille à fréquenter le programme Sport-Études Baseball à Québec, a eu sa part
de succès au sein de l'équipe nationale féminine du Canada et de celle de
Québec puisqu'elle a participé à des compétitions nationales et
internationales...déjà.

Revenons à Hartford, Geneviève a
vraiment été attirée par cette université en raison de la
possibilité de s'aligner avec l'équipe féminine de balle-molle (softball)
les Hawks de Hartford, laquelle évolue dans la division 1 de la NCAA (
National Collegiate Athletic Association), le plus haut calibre sportif
junior aux États-Unis. Transformée en joueuse de balle molle (softball) elle
a débuté sa saison officiellement au début de mars dernier. Cependant, au
sein de son son équipe, elle a disputé 8 parties cet automne et s'est
entraînée depuis son arrivée là-bas au mois d'août 2010. Les Hawks de
Hartford sont aussi allées s'entraîner en Floride du 12 au 20 mars dernier.
«De façon générale, dit-elle, on pratique tous les jours lorsqu' on ne joue
pas de match et l'on joue deux parties la semaine et trois la fin de
semaine. Donc durant la saison, on dispute environ 5 matchs à chaque
semaine. En Floride, nous avons joué 12 parties en 7 jours, donc c'étaient
des programmes doubles à chaque jour ou presque. Les parties sont de 7
manches».
En marge de la balle-molle, Geneviève nous dit que
son adaptation
dans ce nouveau milieu s'est très bien passée. Elle attribue cette
situation au fait qu'elle a fréquenté le collège anglophone St-Lawrence
de Québec l'an passé. Ceci l'a beaucoup aidé pour son anglais en classe.
Ses notes scolaires n'ont pas été affectées par l'usage de l'anglais. Ce
qu'elle a trouvé le plus ardu, fut d'organiser son temps. À tous les
jours, elle devait aller directement de ses cours à la pratique et
retourner à ses cours du même souffle. Certaines fois, elle n'avait
pratiquement pas le temps de manger. Alors, il fallait savoir bien
s'organiser.
Geneviève nous explique ce qu'elle a le plus apprécié : «C'est l'esprit
d'équipe qui existe entre nous. Étant donné qu'on est toujours ensemble
et que notre équipe est vraiment petite (on est seulement 14), nous
sommes vraiment très proches. Et on est aussi très proche de nos
entraîneurs. Ce que j'aime le plus, c'est que tout est
professionnel. Notre terrain est le plus beau terrain de la conférence,
notre champ intérieur est en gazon synthétique (turf), nos installations
sportives en général sont tout simplement parfaites. Et on a un suivi du
conditionnement avec des entraineurs qualifiés en musculation. C'est un
environnement professionnel et c'est ce que j'ai toujours apprécié». «Il
n'y pas de place au négatif, poursuit-elle. Il n'y a rien que je n'aime
pas. Sérieusement, quand je suis venue à Québec pour un mois pendant les
Fêtes, même si j'ai de bonnes amies à Québec, j'avais hâte de retourner
à Hartford en janvier pour commencer la saison pour de bon et revoir
toutes mes «teammates».
Sur le plan baseball, l'étudiant/athlète avoue avoir un peu de misère au
bâton cet automne. La courte distance du lanceur au marbre, surtout pour
voir la balle, lui a causé des problèmes étant donné que c'était la
première fois qu'elle frappait à cette courte distance du lanceur.
En défensive, ça allait aussi bien qu'au baseball. L'autre différence
qu'elle a remarquée était celle du calibre de jeu qui était vraiment
fort à son avis. Toutefois, Geneviève se dit satisfaite pour l'instant
se sachant capable de pouvoir faire mieux.
Satisfaite de son utilisation? Voici ce qu'en pense notre athlète
québécoise : «
J'ai été très surprise en Floride, voilà qu'une de nos voltigeurs s'est
cassé la main durant notre deuxième match à Kissimmee en Floride. Étant
donné que notre équipe est très petite, j'ai été la première
remplaçante, ce qui m'a permis de jouer toutes les parties dans le champ
droit ou gauche depuis cet incident, alors que j'avais joué et pratiqué
à l'avant-champ depuis le début. Ce qui fut ennuyeux pour l'équipe,
c'est que la joueuse blessée était une joueuse expérimentée de 3e année.
D'un autre côté, ce fut une chance de pouvoir jouer toutes plusieurs
parties à ma première saison et ça, c'est rare pour une joueuse de
première année (freshman).
Détermination,
maturité, sentiment d'accomplissement, beaucoup d'expérience, voila
les paroles qui reflétaient l'état d'esprit de Geneviève qui
racontait qu'elle avait appris à se connaitre vraiment, et qu'elle
appréciait aussi rencontrer des gens incroyables dans ce milieu.
Et de poursuivre : «J'ai tellement rêvé d'en arriver ici, alors
simplement le fait de pouvoir en profiter, d'avoir l'opportunité de
me dépasser et de donner mon 100%, autant dans mes études
qu'à la balle-molle, voilà pourquoi j'apprécie mon expérience».
Suite à ce constat, il est clair que notre québécoise désire
poursuivre cette belle aventure en sol américain, continuer son
développement comme sportive et bien sûr faire son double bac dans
cette université du Connecticut. Geneviève devrait être
à Québec vers la mi-mai.
André Roy