Durant la saison,
son emploi du temps se définit comme suit : l'école
s'est terminée tôt au printemps, le 5 avril. Le reste de l'année, ce
sera seulement du baseball (des matchs). À moins qu'il y ait des
parties annulées, on ne pratique pas vraiment puisqu'on joue entre
de 6 à 9 parties par semaine. La saison est TRÈS condensée.
Son adaptation a été ardue les deux premiers
mois en raison du fait que son anglais n'était pas très bon pour
ne pas dire nul selon JF. «C'était toujours compliqué de
comprendre ou d'être compris. Par contre, l'avantage de cette
école est qu'il y a beaucoup d'étudiants internationaux, donc il
y a un programme spécial pour apprendre l'anglais de façon
accélérée. Aussi les gars de baseball m'ont beaucoup aidé en me
corrigeant sans pour autant se moquer de moi».
De poursuivre Jean-François : «j'aime bien l'ambiance détendue
qu'arborent les entraîneurs. Aussi, je suis à 20 minutes en train de
Times Square... ce qui n'est pas désagréable.
Toutefois, la température nous empêche de pratiquer à l'année longue à
l'extérieur. Aussi, il fait très froid pour le premier mois de
baseball...ce qui fait qu'on n'est pas trop dépaysé au point de vue température».
À la question à savoir comment il évalue sa
performance au baseball, notre grand lanceur droitier répond :«J'ai
connu des difficultés en début de saison surtout lors de ma 2e sortie.
En dehors de ça, j'ai connu du succès dans mes autres sorties.
Pour ce qui est de l'équipe, malgré notre fiche de 9v-7d, on est en deçà
des attentes. Malgré tout, je suis très satisfait de mon utilisation
puisque je suis le releveur le plus utilisé à date. De plus, les
entraîneurs ont été très honnêtes avec nous, ce qui fait que je savais
déjà ce qu'ils attendaient de moi avant que la saison débute.
À l'appui de ses dires concernant ses performances, notre grand lanceur
droitier affiche de bonnes statistiques :
Il a lancé dans 6 matchs, accordé 6 points, retiré 12 frappeurs au
bâton, a mérité 1 victoire.
Comme dit JF: «j'ai toutes les raisons d'être positif en ce qui a
trait à son expérience à Monroe College, premièrement, mon anglais
ne me cause plus aucun «soucy» (sans jeu de mots) alors que j'étais
mauvais à mon arrivée; deuxièmement , comme j'aimerais poursuivre
«ma carrière» dans le monde du sport, mon passage en sol américain
m'aura aidé à développer des contacts et aussi à apprendre
différentes philosophies. Du coté sportif, je me suis amélioré. J'ai
beaucoup gagné en maturité et cela m'aide beaucoup au baseball comme
à l'école. Je suis certain que cette expérience m'aidera à connaître
une bonne saison estivale avec les Diamants».
Sur un plan plus général, il constate qu'il a appris beaucoup sur
les autres cultures étant donné qu' environ 70% des joueurs de
l'équipe ne sont pas des américains.
«Évidemment, poursuit-il, j'ai l'intention de revenir l'an
prochain. Par contre pour mes deux dernières années
d'éligibilité, j'aimerais bien les vivre dans le sud des
États-Unis, ce qui me donnerait l'opportunité de pratiquer et de
jouer à l'extérieur à longueur d'année. Quel rêve!
Malgré son profitable séjour à l'étranger, JF ne cache pas sa
hâte de revoir ses «potes» de baseball à Québec.
André Roy